Debout la République à Colombey-les-deux-Eglises
21/10/2010 23:31 par dlr14ème_62
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Debout la République à Colombey-les-deux-Eglises
21/10/2010 23:31 par dlr14ème_62
A l’occasion des 40 ans de la mort du Général De Gaulle, Nicolas Dupont-Aignan se rendra sur la tombe du Général le 9 novembre 2010. Des cars au départ de Paris et de Yerres sont disponibles pour les sympathisants DLR. Vous pouvez vous inscrire au 01 69 49 17 37 et à courrier@debout-la-republique.fr
Nicolas Dupont-Aignan à Nice
21/10/2010 23:26 par dlr14ème_62
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Nicolas Dupont-Aignan à Nice
21/10/2010 23:26 par dlr14ème_62
Nice Matin, jeudi 21 octobre 2010
Nicolas Dupont-Aignan, c’est d’abord, l’homme du non. Ou plutôt l’homme des « non » et des ruptures. En 1992 déjà, avec Philippe Seguin, il fait campagne contre le traité de Maastricht alors que la droite RPR-UDF dans sa majorité martèle l’inverse. Sept ans plus tard, rebelote : après s’être prononcé contre la ratification du traité d’Amsterdam, voulue par le Président Chirac, le député de l’Essonne est suspendu de ses fonctions de secrétaire aux fédérations du RPR. Dupont-Aignan fonde alors le club Debout la République, quitte le parti gaulliste pour rejoindre Pasqua et de Villiers qui viennent de lancer le RPF. L’entente ne durera guère. Le jeune parlementaire claque la porte pour se rapprocher de... Jean-Pierre Chevènement, alors exilé du PS. On est en 2001. Depuis, l’ancien chef de cabinet de François Bayrou a cultivé un certain esprit rebelle : en 2002, il se présente à la direction de l’UMP face à Alain Juppé puis contre Nicolas Sarkozy deux ans plus tard.
Pour enfoncer le clou, Dupont-Aignan fait entendre ses différences en appelant à voter « non » lors du référendum sur la Constitution européenne de 2005. Le divorce est consommé : en 2007, il rompt avec l’UMP, convaincu que son destin sera élyséen. En 2012, il sera candidat à la présidentielle, déterminé à « porter la voix de la France libre ». Celle qui dira non à l’Euro, à l’immigration galopante et au chômage. Pour se faire entendre, il va devoir trouver sa place entre le FN, pas si éloigné de ses thèmes de campagne, et le rouleau compresseur UMP.
Nicolas Dupont-Aignan : "Les Français sont dans une nasse"
Vous prônez la sortie de l’euro, c’est aussi une des thèses du Front National...
Que le FN dise la même chose que moi, ça ne me dérange pas. Plus nous serons nombreux mieux ce sera.Vous pourriez faire campagne commune avec le FN ?
Non, parce qu’on n’est pas le même parti et qu’on n’est pas d’accord sur tout. En revanche si tous les Français qui veulent la liberté de la France se rassemblent un jour ça fera du monde et nous serons majoritaires.
Comment faire pour qu’une partie de l’électorat UMP n’aille pas vers le FN mais plutôt vers vous ?
Les voix qui partent au Front sortent du jeu politique. Cela arrange le PS et l’UMP, parce que ça stérilise ces voix. Si en revanche elles viennent sur moi qui suis dans le jeu, je pense qu’on peut faire bouger les choses, sans exclure les uns ou les autres.
Pour récupérer ces voix du FN il faut qu’il y ait des différences avec vous. Où sont-elles ?
Je suis pour le rassemblement de tous les Français qui respectent la loi républicaine, et je ne fais pas de différence entre les Français récents et pas récents. Moi je propose une politique, nationale, sociale, républicaine.
Pour porter cette politique, serez-vous candidat à l’élection présidentielle en 2012 ?
Bien sûr, je vous le confirme. Je serai le candidat de la liberté de la France.
C’est difficile de faire entendre sa voix sans être dans un grand parti. Comment allez-vous vous y prendre ?
Comme j’ai commencé. C’était beaucoup plus difficile il y a trois ou quatre ans. Aux Européennes les sondages nous mettaient à 0,5 % et on a fait quatre fois plus. Aux Régionales on nous donnait à 1 %, on a fait 4,5. On va continuer. On y arrivera, parce qu’aujourd’hui les Français commencent à réaliser qu’ils sont dans une nasse.
Vous passerez des alliances, avec Villepin ou Bayrou par exemple ?
Les alliances n’ont de sens que si l’on va aux causes du mal français. DSK, Bayrou ou Villepin au pouvoir ne résoudront rien, parce qu’ils ne veulent pas remettre en cause les données du problème. Je suis le seul à proposer une voie d’indépendance du pays, républicaine, non extrémiste.
Nicolas Dupont-Aignan : retraites, "Sarkozy joue avec le feu"
Face à la radicalisation du mouvement et aux blocages, Nicolas Sarkozy joue la carte de la fermeté. Est-ce la bonne réponse ?
Que le désordre ne s’empare pas du pays, c’est la moindre des choses. Mais il faut s’interroger sur les causes de ce désordre. J’aimerais que le gouvernement, au-delà de ces positions martiales justifiées, s’interroge sur l’importance de cette crispation. Les Français sont prêts à une réforme des retraites. J’ai moi-même accepté le passage à 62 ans au lieu de 60. En revanche, je pense comme beaucoup que le gouvernement, en ne voulant pas négocier sur le passage de 65 à 67 ans, pousse à la radicalisation et joue avec le feu.
Mener à bien cette réforme est quand même courageux de la part de Nicolas Sarkozy...
La réforme des retraites est une posture pour le Président de la République qui veut faire croire qu’il est ferme et pour la gauche qui veut faire croire qu’elle défend le peuple. Ni les uns ni les autres ne s’occupent de la question clé : comment créer un million d’emplois qui permettraient de payer nos retraites ?
Le Président doit-il faire marche arrière ?
Ce n’est pas une question de marche arrière ou de marche avant. Si on veut que la France se remette au travail et que cette réforme soit utile, il faut qu’elle soit juste. S’il y a tant de gens dans la rue, ce n’est pas seulement à cause de la réforme des retraites, c’est en réaction à l’incapacité du gouvernement à regarder en face le phénomène du chômage de masse. Comment voulez-vous que nos concitoyens comprennent comment ils vont pouvoir travailler jusqu’à 67 ans quand le premier boulot est à 30 ans et que vous êtes chômeur à 49 ans. C’est cela, la réalité. Les Français ne sont pas angoissés à l’idée de travailler plus. La vraie question, c’est le chômage.
Quelle sera selon vous l’issue de cette crise ?
Je ne suis pas Mme Soleil. Je souhaite que les casseurs soient interpellés, que la France ne soit pas bloquée. Cette première éruption volcanique qui en annonce peut-être beaucoup d’autres est une crispation politique sans intérêt, c’est un pays qui donne une image déplorable, ce sont des PME, des commerçants, des artisans, des travailleurs qui souffrent. Pendant ce temps-là, on passe à côté d’une catastrophe économique bien plus importante que les grèves : depuis un mois, l’euro a augmenté de 10 %, ce qui veut dire moins 0,4 % de croissance et des dizaines de chômeurs en plus. Mais ça, personne n’en parle.
Si la réforme va à son terme, Nicolas Sarkozy peut-il en tirer un bénéfice électoral ?
Un Président de la République n’est pas un élu comme un autre. Il doit rassembler le peuple français autour d’une grande ambition. Or, depuis le départ, il ne se comporte pas comme un Président de la République. Il dit des choses très justes. J’en approuve certaines et j’ai voté pour lui en 2007. Pour autant, ce quinquennat devient une bouffonnerie. C’est triste.
Croissance, dette et récession
21/10/2010 20:46 par dlr14ème_62
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Croissance, dette et récession
21/10/2010 20:46 par dlr14ème_62
The Economist a récemment publié un dossier passionnant sur la croissance et sur les moyens de la relancer dans les pays développés. Par-delà des conclusions attendues, l’hebdomadaire fait des constats particulièrement intéressants pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui.
Retour sur la crise
L’analyse de The Economist part d’un constat très simple. Dans l’OCDE, en 2009, les ménages et les entreprises ont économisé l’équivalent de 7.2% du PIB (différence entre leurs revenus et leurs dépenses) et encore 7% du PIB en 2010. Non seulement les ménages se sont mis à davantage économiser (6% de leurs revenus en Grande-Bretagne en 2010 contre 2% en 2008, les chiffres sont comparables aux Etats-Unis), mais c’est aussi le cas des entreprises.
Cela résume le mécanisme de la crise. Les ménages se sont endettés pendant des années, ainsi que de nombreuses entreprises, notamment dans la finance, entretenant une bulle de la valeur des actifs. La bulle a fini par éclater mais sa taille gigantesque a provoqué une telle baisse de la valeur des actifs pour les ménages comme les entreprises que ces derniers ont remonté leur taux d’épargne et diminué leur consommation pour se désendetter dans un climat de crise.
Cette baisse de la consommation a logiquement provoqué une récession aussi violente que l’éclatement de la bulle financière. Mais les Etats ont creusé et laissé se creuser d’énormes déficits pour compenser la baisse de la demande privée et sauver le système financier. C’était le seul moyen de compenser la chute de la consommation des ménages. Ainsi, les Etats ont bien retenu les leçons de Keynes en agissant rapidement pour éviter un scénario comparable aux années 30.
Des années 2000 en trompe l’œil
Du coup, cela donne une autre perspective à la décennie précédente, où les bons élèves étaient les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou l’Irlande. On vantait le modèle anglo-saxon qui alliait des impôts faibles et une déréglementation générale de l’économie. Il faut dire que la croissance de ces pays était plus élevée que celle des pays de la vieille Europe (France, Italie et Allemagne) ou du Japon. Mais la crise a révélé que ces modèles étaient totalement illusoires.
En effet, si l’on se réfère aux chiffres de Jean-Luc Gréau dans « La trahison des économistes », on se rend bien compte que la croissance de ces pays s’est faite entièrement à crédit. La hausse de la dette des ménages représente l’équivalent de la progression du PIB de 1998 à 2008. On peut même se demander si ces pays n’auraient pas simplement stagné économiquement si les ménages avaient conservé le même niveau de dette pendant la décennie.
Quel impact pour l’avenir
Tout ceci révèle qu’il n’y a peut-être pas de modèle de croissance possible pour des pays développés qui ont libéralisé leur commerce du fait de la pression que cela implique sur leur demande interne. En effet, la seule croissance possible se fait à crédit, au prix de graves déséquilibres économiques et de bulles de crédit qui finissent toujours par exploser. En outre, les ajustements budgétaires en cours pourraient bien réduire plus encore le potentiel de croissance pourtant anémique de nos économies.
Mais cela ne signifie pas forcément que nous allons affronter un scénario en W avec une nouvelle récession dès 2011. En effet, à part la Grande-Bretagne, dans la plupart des grandes économies (Etats-Unis, Allemagne, Japon, France), l’ajustement budgétaire est plus doux et ne devrait que légèrement réduire la croissance. En outre, l’augmentation du niveau d’épargne a atteint un plafond (aux Etats-Unis, la baisse de l’endettement du secteur privé fait plus que compenser la hausse du public !).
Du coup, il est probable que le secteur privé baisse son épargne. Ayant déjà retrouvé un niveau de profitabilité comparable à celui d’avant crise, les multinationales devraient pouvoir investir davantage. Et si les classes populaires et moyennes restent prudentes, une augmentation de la consommation des classes supérieures pourraient relancer la consommation (le PIB / habitant a progressé de 10% aux Etats-Unis quand le revenu médian baissait de 4% de 2000 à 2008).
Bonne nouvelle : une récession semble peu probable en 2011 du fait que les acteurs privés ne seront pas plus prudents qu’en 2009 et 2010. Mauvaise nouvelle : la libéralisation des échanges a cassé le modèle de croissance des pays développés.
Laurent Pinsolle
Le gouvernement est à côté de ses pompes
21/10/2010 17:51 par dlr14ème_62
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Le gouvernement est à côté de ses pompes
21/10/2010 17:51 par dlr14ème_62
En Essonne, il n’y a plus d’essence. Je viens d'appeler le directeur de la station Total de ma ville : il m'a avoué n'avoir aucun interlocuteur et passer ses journées à tenter de joindre quelqu’un pour savoir quand il allait être livré.
Pourtant ce matin encore, Brice Hortefeux minimisait la pénurie en nous expliquant que sur 219 dépôts, il n’y en avait que 14 de bloqués !
De deux choses l’une, soit le gouvernement est totalement dépassé par la situation et - incapable d’organiser une réponse efficace - il joue de fausse fermeté, soit il ne se presse pas pour agir afin de manipuler l’opinion pour la retourner contre les grévistes.
Incompétence ou machiavélisme : dans les deux cas, c’est grave !
NDA
La République ou le chaos
21/10/2010 17:42 par dlr14ème_62
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La République ou le chaos
21/10/2010 17:42 par dlr14ème_62
Un pays que ses dirigeants abandonnent à la désespérance sociale ne peut que sombrer dans le blocage et le chaos. Telle est la photographie de la situation.
La réforme des retraites cristallise dans la confusion le ras-le-bol des français contre l’absurdité et l’injustice de la politique économique et sociale suivie depuis trente ans par les gouvernements successifs de droite et de gauche. La “mondialisation” , voulue aussi bien par le PS que l’UMP par leur adhésion sans faille a la politique de l’Union Européenne a appauvri la France. Son industrie se délite, se délocalise, les salaires sont comprimés à la baisse pour s’adapter sans cesse davantage à la loi de la jungle économique mondiale. Il ne peut plus y avoir dans ces conditions de croissance ni de maintien de ce qui faisait l’originalité et l’identité de la France depuis 1945 : un système de solidarité sociale en matière de santé, d’éducation, de retraite. C’est le ciment de la République qui est en cause. Le “néo-libéralisme” , politique voulue au plus grand profit du capitalisme financier, a plongé la France dans l’impasse.
Les arguments pour retarder l’âge du départ à la retraite sont de bon sens au regard de l’évolution démographique et de la hausse du niveau de santé. Mais ils ne valent plus rien au regard du chômage des jeunes et des seniors et face au sentiment justifié que tous les efforts ont été faits pour sauver un système bancaire et financier irresponsable tandis que les français sont laissés pour compte.
Le président Sarkozy et son gouvernement sont en faillite, la pire de toute : la faillite morale.
Ils ont promis de protéger les français contre la crise économique , contre l’immigration clandestine, contre l’insécurité. Ils ont multiplié les discours, les annonces, mais ils ont non seulement laissé faire, mais poursuivi la même politique dont les français ne veulent plus. La “Constitution Européenne”, symbole de la politique ultra-libérale rejetée par référendum, a été adoptée à l’identique au Parlement avec la soutien de la majorité de la gauche. Les effectifs de policiers et de gendarmes ont été rognés partout, la lutte contre l’immigration clandestine est faite d’effets de manche, et les frontières économiques sont restées largement ouvertes à la concurrence déloyale des pays qui produisent à bas coût et où les droits des travailleurs n’existent pas.
Mais la gauche, dans sa majorité, ne vaut pas mieux. Elle n’ a rien d’autre à proposer, elle le sait et les français le savent. Elle surfe sur le mécontentement, n’ayant d’autre objectif politicien que de déstabiliser le gouvernement pour prendre sa place en 2012. Mais elle n’a ni programme ni candidat crédible. C’est pourquoi l’extrême-gauche occupe la scène, la politique ayant horreur du vide.
L’aile dure de la CGT, le NPA sont les idiots utiles du sarkozysme. Car eux aussi ont fait le choix , enfermés dans une idéologie d’un autre âge, de dresser les français les uns contre les autres. La politique du blocage pénalise les plus démunis, exaspère tous ceux qui se battent au quotidien pour vivre , travailler, élever leurs enfants, dans des conditions de plus en plus difficiles, et qui sont pris en otage. La grève est une chose, le blocage en est une autre. Imaginent-ils ce que pense une large majorité des français en voyant des barrages de cheminots et d’enseignants aider à bloquer les réserves pétrolières ? Du coup, le gouvernement se contente d’attendre le retournement de l’opinion et apparaîtra vite à bon compte comme le champion de l’ordre.
Ni les uns ni les autres n’y gagneront. Les seuls a faire des voix en dormant sont les démagogues du Front National. Sarkozy peut désormais faire le calcul d’être réélu en 2012 à la manière de Jacques Chiac en 2002.
La vérité est qu’il n’ y a qu’une seule voie : redonner à la France les moyens d’une vraie politique en rétablissant les frontières économiques et sociales dont elle a besoin pour se redresser. Il faut sortir de l’Euro, redonner à notre pays les moyens de la croissance en taxant les importations déloyales.
Cette politique est possible. Elle est partagée de plus en plus largement, dans tous les tendances de l’opinion, et défendue aussi bien par Debout La République que par les quelques voix courageuses qui restent au sein de feu la gauche.
La République où le chaos : voilà le choix.
François MORVAN
Vice-président de Debout la République
Don du sang : un besoin permanent
21/10/2010 09:06 par dlr14ème_62
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Don du sang : un besoin permanent
21/10/2010 09:06 par dlr14ème_62
Une collecte se déroulera à la salle des fêtes d'Hénin Beaumont, le mardi 26 octobre 2010 de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h30, avec le concours de l'amicale des donneurs de sang bénévoles d'Hénin Beaumont. Venez nombreux !
Le grand retour de la TVA sociale
20/10/2010 13:46 par dlr14ème_62
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Le grand retour de la TVA sociale
20/10/2010 13:46 par dlr14ème_62
Il y a trois ans et demi, elle était accusée d’avoir coûté cinquante sièges à la majorité et elle avait été mise au congélateur des idées politiques. En quelques semaines, elle vient de recevoir le surprenant soutien de députés socialistes, UMP et même de la Commission Attali.
Pourquoi la TVA sociale revient dans le débat ?
L’idée de mettre en place une TVA sociale pour financer notre système de protection est ancienne puisqu’on en débattait déjà au début des années 90. Le débat a ressurgi pendant l’élection présidentielle du fait de l’importance prise par les délocalisations. En effet, beaucoup la voient (à juste titre) comme une arme contre ces délocalisations. Mais la passe d’arme entre Jean-Louis Borloo et Laurent Fabius en juin 2007 a mis un coup d’arrêt à cette proposition du programme de Nicolas Sarkozy.
Debout la République n’a jamais abandonné cette proposition, qui faisait partie des 101 propositions du candidat Nicolas Dupont-Aignan en 2007. Il m’est même revenu d’en prendre la défense lors de notre colloque pour l’emploi en avril 2010 à l’Assemblée Nationale. Mais, coup sur coup, le vent a tourné et ce sont Jean-François Copé, Manuel Valls et Jacques Attali qui viennent de s’exprimer en faveur d’une TVA sociale basée sur le modèle Allemand.
Pourquoi la TVA sociale revient dans le débat ?
Quelque part, même les tenants de la libéralisation du commerce et de la finance finissent par se rendre compte des limites d’un système qui met en concurrence les salaires des ouvriers et des employés comme les systèmes de protection sociale. Et le fait de faire supporter le financement de la Sécurité Sociale sur les salaires renchérit considérablement le coût de ce travail et joue un rôle majeur dans les délocalisations et la persistance d’un chômage de masse.
L’avantage de la TVA sociale est d’avoir été expérimentée avec un succès apparent en Allemagne (même s’il faut relativiser cette expérience qui a seulement consisté à augmenter la TVA outre-Rhin de 3 points). En outre, il s’agit d’une mesure qui peut se décider à l’échelle nationale et qui ne remet apparemment pas en cause les idées dominantes de libéralisation économique. C’est pour cela que des socialistes comme des membres de l’UMP peuvent soutenir une telle idée.
Moyen de financement complémentaire ou principal ?
Le problème avec certaines propositions évoquées est que la TVA sociale semble davantage un moyen de combler les déficits d’aujourd’hui qu’une réforme structurelle et plus radicale du mode de financement de notre protection sociale. Une réforme à l’Allemande serait insuffisante pour véritablement freiner le flot des délocalisations par exemple. Seul un transfert massif des cotisations sociales vers une Contribution Sociale sur la Valeur Ajoutée changerait les choses.
Bien sûr, il faudrait ajuster une telle réforme pour éviter qu’elle ne soit injuste socialement, mais cela serait possible en différenciant les taux de TVA et CSVA et il ne faudrait pas hésiter à profiter d’une remise à plat complète de notre fiscalité pour bien en compenser tous les éventuels effets pervers. Malheureusement, ni le rapport Attali, ni Jean-François Copé ou Manuel Valls ne semblent partants pour une réforme radicale, tellement contraire à leur manière de procéder.
Certes, François Fillon a opposé une fin de non recevoir à cette idée hier soir. Malgré tout, il faut se réjouir des progrès faits par cette idée dans l’opinion des dirigeants politiques. Elle pourrait contribuer fortement à une réduction du chômage en favorisant le fabriqué en France.
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
Europe : l’insupportable dérive fédéraliste
20/10/2010 13:39 par dlr14ème_62
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Europe : l’insupportable dérive fédéraliste
20/10/2010 13:39 par dlr14ème_62
D’une part, la Commission de Bruxelles vient de proposer l’instauration d’un impôt européen. D’autre part, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont fait des propositions de sanctions contre les pays en déficit excessif. Une nouvelle marche vers une Europe dont les peuples ne veulent pas.
Deux propositions, une logique
Il y a bien une même logique derrière ces deux propositions : celle de construire un Etat européen qui serait supérieur aux Etats nationaux qui le composent. Lever l’impôt est une prérogative régalienne typique et la volonté de l’Europe de se doter de ressources propres vise surtout à lever la principale dépendance que les institutions européennes ont par rapport aux Etats : l’argent. Les Etats tiennent encore aujourd’hui partiellement la Commission par le portefeuille.
La deuxième initiative, celle du couple franco-allemand, revient à proposer de créer des sanctions fortes contre les pays qui seraient en déficits excessifs. Il est piquant de voir les deux pays qui ont enterré en son temps le pacte de stabilité, vouloir en construire un nouveau. Là, les sanctions (amande de 0.2% du PIB, suspension du droit de vote) devraient être plus automatiques et décidées par le Conseil Européen six mois après le lancement d’une procédure par la Commission.
Deux dérives inquiétantes
Sur le budget, il serait extrêmement choquant de confier à un aréopage de technocrates apatrides qui ne rendent aucun compte au peuple le pouvoir de lever des impôts et de les dépenser un peu comme bon leur semble. En outre, on imagine bien que cela est un moyen d’augmenter le budget de l’Union, rajoutant une charge de plus aux citoyens des pays membres de l’UE. Cette autonomisation financière est une dérive fédéraliste menée sans véritable débat démocratique.
Et c’est tout le problème global de cette construction européenne qui viole les souverainetés nationales au mépris des référendums de 2005 en France et aux Pays-Bas. Il est proprement hallucinant de proposer de suspendre les droits de vote d’un pays si les autres jugent que ses déficits sont excessifs. Entre la démocratie et des règles de gestion arbitraires, la commission de Bruxelles a vite choisi ! En outre, on imagine que ces décisions ne seraient pas soumises à un vote populaire…
Nicolas Sarkozy, contradictoire et malhonnête
Il faut noter ici les contradictions et la malhonnêteté du président de la République. Lors de la campagne présidentielle, il avait dénoncé les conséquences de la surévaluation de l’euro et disait vouloir agir à ce sujet. Il avait également promis un « mini-traité limité aux questions institutionnelles et prenant en compte le non au référendum » pour au final ratifier sans quasiment rien obtenir un TCE bis en le soumettant uniquement au vote du Parlement.
Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy trahit plus encore l’inspiration souverainiste de sa campagne en acceptant de mettre les budgets nationaux sous la tutelle de la commission de Bruxelles et de nos partenaires européens. Les illusions entretenues par les discours écrits par Henri Guaino sont brutalement dissipées par son soutien apporté à un tel projet. Comme d’habitude, sous la pression, Nicolas Sarkozy cède tout ou presque à nos partenaires, et notamment à l’Allemagne.
Face à cette dérive fédéraliste soutenue par notre propre président, heureusement que la Grande Bretagne s’oppose à tout transfert supplémentaire de pouvoir. Reste à savoir si Londres seul pourra agir pour nous éviter une telle dérive…
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
Autant en rire !
20/10/2010 12:30 par dlr14ème_62
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Autant en rire !
20/10/2010 12:30 par dlr14ème_62
Et voilà ! Ce que nous dénoncions depuis toujours vient de transpirer dans la presse ce matin, par le biais d’un billet d’humeur anonyme avec lequel tout membre du personnel se sent solidaire. Et que dit – il ce petit brûlot ? Simplement que nos édiles et l’encadrement fraîchement absous de toutes tares originelles, considèrent le personnel municipal rien moins que comme des ânes. Et bien soit ! Mais rassurez – vous ! Il ne faut jamais tenir compte de l’avis des ânes couronnés ! Les élucubrations de cette hiérarchie, qui excelle quotidiennement dans l’obséquiosité (Asinus Asinum Fricat), ne sont d’aucune valeur. Nous savons que beaucoup de membres du personnel municipal ont très mal vécu ce manque de considération de la part des nouveaux caciques. Nous leur conseillons toutefois d’ignorer les inepties venant de leur hiérarchie de décideurs. Décideur, un mot plutôt cocasse, lorsque l’on voit le temps que cette même hiérarchie peut passer à choisir entre le seau d’eau et la brassée de paille. Le « petit personnel » ne peut s’en sortir que grandit devant de tels exemples. L’ancienne sagesse latine disait ceci : « A bove ante, ab asino retro, a sfulto undique caveto » (prends garde au bœuf devant, à l’âne derrière, aux imbéciles de tous côtés). Dans le cas présent, c’est surtout des hauteurs dont il convient de se méfier.
Le comité DLR
La maîtresse Reding et l’élève Sarkozy
19/10/2010 13:19 par dlr14ème_62
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La maîtresse Reding et l’élève Sarkozy
19/10/2010 13:19 par dlr14ème_62
Communiqué de presse de Nicolas Dupont-Aignan
La commissaire européenne à la Justice Viviane Reding va "proposer" aujourd’hui de renoncer à la procédure d’infraction contre la France, estimant "suffisantes" les garanties données par Paris pour modifier sa législation sur la libre circulation des citoyens européens, à savoir toujours moins de frontières, toujours plus de libre circulation pour les personnes (comme d’ailleurs pour la finance et les capitaux).
Ainsi, après avoir frôlé le renvoi de la classe, l’élève Nicolas Sarkozy a rendu sa copie. Avec condescendance, la maîtresse luxembourgeoise lui a donc mis l’appréciation suivante : "en progression, mais peut mieux faire...".
Malgré tout, comble de l’humiliation, cette faveur de Mme Reding sera soumise à l’approbation de l’ensemble du Conseil de discipline, à savoir les 27 commissaires européens réunis à Bruxelles.
Le proviseur Van Rompuy sera d’ailleurs certainement caché derrière la porte pour s’assurer que l’admnonestation administrée à l’élève Sarkozy soit suffisante, assortie de la remarque : "vous, les Français, qu’on ne vous y reprenne plus !".
Au moins, la démagogique séquence de l’expulsion des Roms par le gouvernement cet été aura eu l’immense avantage de faire tomber les masques : on sait désormais qui commande sur le territoire national. Et bizarrement, ce n’est plus celui qui a été élu par l’ensemble des citoyens français, mais bien des commissaires étrangers non élus, et appartenant à des institutions illégitimes car rejetées en masse par le peuple français en 2005.
Nicolas Dupont-Aignan
Député de l’Essonne, Président de Debout la République